La médiation scientifique est un enjeu majeur pour rapprocher la recherche des citoyens et susciter la curiosité envers la science. Afin de mieux comprendre les freins et leviers à la participation à ses grands événements, le CNRS a confié à notre institut la réalisation d’une étude prospective qui viendra éclairer ses stratégies futures.
Le CNRS, acteur incontournable de la recherche et de la médiation
Le Centre national de la recherche scientifique (CNRS), créé en 1939, est aujourd’hui l’un des plus grands organismes publics de recherche au monde. Présent sur tout le territoire français, il couvre l’ensemble des disciplines scientifiques : mathématiques, physique, biologie, chimie, sciences humaines et sociales, numérique, environnement…
Au-delà de sa mission première de production et de diffusion de connaissances, le CNRS s’attache à renforcer le dialogue entre science et société. Il organise régulièrement des événements de médiation scientifique dans des lieux emblématiques tels que la Cité des Sciences, le Palais de la Découverte ou encore le 104 à Paris, mais aussi à travers des initiatives itinérantes comme les Échappées inattendues. Ces actions visent à partager la recherche avec un large public et à éveiller l’intérêt pour la culture scientifique, en particulier auprès des jeunes générations.

Comprendre les freins et identifier les leviers
L’étude que nous menons pour le CNRS a pour objectif de comprendre les leviers permettant d’élargir l’audience de ses événements de médiation scientifique, aujourd’hui fréquentés par un profil de visiteurs encore trop homogène. Deux publics sont particulièrement ciblés :
- Les jeunes de 15 à 30 ans, dont l’intérêt pour la science varie selon les parcours et les centres d’intérêt.
- Les publics éloignés géographiquement, notamment en zones rurales ou peu denses, moins exposés à l’offre scientifique traditionnelle.
Pour y parvenir, une méthodologie mixte est déployée :
- Une enquête quantitative, afin de mesurer l’intérêt pour la science, les freins à la participation (coût, accessibilité, sentiment de légitimité, etc.) et les canaux d’information privilégiés.
- Une enquête qualitative à travers deux focus groups (jeunes actifs/étudiants et habitants de zones rurales), afin d’explorer en profondeur les représentations de la culture scientifique et les leviers d’engagement.
Les résultats permettront de dresser des profils types des publics à atteindre, d’identifier les formats d’événements les plus attractifs (interactifs, immersifs, hybrides…), et de proposer des recommandations concrètes pour adapter la communication et les dispositifs du CNRS.